– Peux-tu te présenter en quelques mots.
Salut, moi c’est Laurent, je suis Français, je viens de Nantes et suis l’un des 2 partenaires de MLC, je suis tombé amoureux du café en Australie, et bien sur, je suis dans le café depuis 🙂

– Quand as-tu ouvert My Little Cup et quelle est l’histoire derrière?
Ma chérie habitant sur BXL, je suis venu m’installer ici et me suis rendu compte que le marché café 3e vague était quasi vierge à part quelques coffee shops. Ceux-ci préféraient une torréfaction plus foncée, à l’ancienne, tuant tous les arômes, saveurs et goûts intrinsèques au cafe. J’ai donc cherché à créer un projet sur BXl. Un jour, ma cherie m’a emmené dans ce petit coffee shop qui venait d’ouvrir derrière le cirque royal, pour me faire déguster un bon café car je râlais ne trouvant pas de café à mon goût. J’ai donc rencontré Bertrand pour la 1e fois, nous avons bien accroché et c’était parti. Nous avons bossé ensemble depuis lors et c’est tout naturellement que je suis entré dans MLC en tant qu’associé.

– Quelle est ta spécialité, qu’est ce qui te rend différent?
Notre spécialité, c’est premièrement l’excellence sur le café. Bertrand et moi avons tous les deux été formatés en Australie. Nous avons des standards assez hauts concernant notre extraction, le goût, le développement en bouche, l’after taste, la texture du lait et surtout la torréfaction de nos cafés : une torréfaction plutôt légère avec des goûts singuliers.

Notre shop étant assez petit, il est plus facile d’avoir une proximité avec nos clients. Je dirais que nous avons une approche éducative, ouverte et très proche de nos clients, dans le sens où nous essayons de leur transmettre notre passion et de les éduquer sur le café, ce que les autres coffee shops ne peuvent ou ne font pas car trop de monde ou trop gros. Il arrive aussi que nous apprenions de nos clients qui ont des experiences différentes des nôtres sur le café, et c’est juste trop chouette car bien sûr, nous ne savons pas tout sur le café, ni Bertrand, ni moi.

– Quelle a été ta première expérience avec le café?
Je ne me rappelle plus très bien mais je pense que ça devait être un espresso jus de chaussette extrait en 7sec maximum dans un rade quelconque à Nantes.

– Quelle a été ta meilleure expérience avec le café?
Je ne les compte plus mais ma dernière meilleure était à Berlin, au petit THE BARN, où jai pris un filtre kenyan qui développait des arômes de vanille. Ce fut un moment de pur bonheur.

– Te prépares-tu du café à la maison? Si oui, quelle méthode utilises-tu?
Oui bien sûr, j’utilise principalement du filtre avec ma Kalita et uniquement le week end, vu que je me fais mes espressos, lattes et cortados au shop toute la semaine.

– Comment aimes-tu ton café? Noir, sucré et avec du lait, glacé, turc / vietnamien, …?
J’aime plusieurs types de café car celui-ci va se développer différemment selon la méthode utilisée. En fonction de mon humeur, je peux soit me faire un espresso ou latte ou filtre, tout dépend aussi de l’heure à laquelle je le fais : plutôt un latte le matin, un espresso le midi et un petit cortado dans l’après-midi. Je ne mets pas de sucre dans mon café, et en été j’aime bien les ice lattes, ça rafraichit.

– Comment te qualifierais-tu en tant que buveur de café (occasionnel, régulier, accro …)?
Je suis complètement accro, un vrai geek et c’est le problème. Quand tu pars en voyage ou rentre dans ta ville voir tes parents et qu’il n’y a pas de bon coffee shop, c’est dur, très dur…

– As-tu toujours été dans l’industrie du café? Si non, qu’as-tu fait avant?
Non en fait je suis tombé amoureux du café en Australie, mais avant, j’ai fait des études de droit à Nantes et puis un peu de finance. Un jour, j’en ai eu marre. Tous mes potes étaient partis en Australie quand j’étais en licence, puis master, puis quand je bossais. Je me suis dit que moi aussi et paf un mois après j’étais là-bas et tout a suivi.

– As-tu une passion en dehors du café?
Oui bien sûr, j’ai toujours beaucoup aimé les jeux videos même si aujourd’hui, je n’ai plus vraiment le temps. Bizarrement je développe une passion pour les vieilles voitures et vieux scooter. Je viens d’ailleurs juste d’acquérir une vielle vespa italienne de 1980 qui est plus âgée que moi…. J’aime aussi beaucoup la voile, je suis issu dune famille de pirates donc le terreau était propice. Et bien sûr, en tant que Français, j’adore le vin qui pour moi est un bon parallèle au café, car là aussi c’est le terroir qui fait tout.

– Quel endroit au monde recommanderais-tu en dehors de la Belgique?
Oulala, alors pour un pèlerinage café, l’Australie. En plus les paysages et les habitants sont trop chouettes, le bonheur. Bali, qui pour moi reste l’un de mes meilleurs souvenirs sur le plan humain. La Corse, une île splendide et que j’adore : bouffe, habitants, paysages… Et bien sur tout le reste du monde.

– Que diriais-tu aux gens qui ne s’y connaissent pas beaucoup en café ou qui se sentent exclus de la nouvelle vague?
Je leur dirais qu’il n’est jamais trop tard. C’est simple, quand on veut on peut. Cela dépend du désir de chacun. S’il y a bien un monde qui n’a pas de barrières, c’est bien celui du café. Comme toute chose, le café est un apprentissage et il faut donc gouter, re-gouter, essayer, déguster, pour se faire sa propre opinion. Un café ne va pas forcément plaire à tout le monde, tous les gouts sont dans la nature et heureusement.

Thomas
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Thomas Wyngaard Founder at OK Coffee, started in the coffee industry at OR Coffee Begium, now Director of Saison Coffee in New York City.