– Pouvez-vous vous présenter en quelques mots.
GAEL. J’ai 34 ans. Je travaillais précédemment dans un cabinet en management et j’ai découvert le café de spécialité par l’intermédiaire de Gérald mon associé.
GERALD. J’ai 33 ans. J’étais éducateur à l’environnement pendant 4 ans jusqu’à mon voyage en Australie en 2004 où j’ai découvert la culture Café.

– Quel est votre parcours dans l’industrie du café ?
GAEL. Très nouveau, il débute en septembre 2014 par l’ouverture de Matamata Coffee, notre coffee shop à Paris dans le 2e.
GERALD. J’ai découvert le café de spécialité lors d’un voyage en Australie. Je n’aimais pas forcément le café avant mais la découverte du café de spécialité et de l’atmosphère règnant dans les coffee shops anglo saxons m’ont convaincu ! J’ai beaucoup aimé la vie, le feeling dans ces lieux « branchés » et puis j’ai découvert le « vrai » café, un produit noble, aromatique…
Ensuite je suis rentré en France et quelques mois plus tard, je me lançais dans mon projet de reconversion en bénéficiant d’un formation de barista réalisée par la Caféothèque. A la suite de cette formation, j’ai travaillé à la Caféothèque pendant environ 2 ans en tant que barista puis formateur et manager. J’ai ensuite participé au lancement de Craft, un concept davantage coworking dans le 10e à Paris.

– Quand avez-vous ouvert Matamata et quelle est l’histoire derrière ?
Nous avons ouvert Matamata en septembre 2014. Depuis la reconversion de Gérald en tant que Barista, nous avions en tête le projet de créer un jour un coffee shop ensemble. Nous attendions uniquement le moment opportun. Celui-ci est arrivé en 2013 lorsque nous avons lancé le projet. Il s’est concrétisé en 2014 ! Nous aimons l’idée d’entreprendre ensemble, d’avoir un lieu d’accueil, de communauté où les gens du quartier peuvent se sentir bien… Le nom Matamata vient de cette petite ville de Nouvelle Zélande d’où Leigh (épouse de Gael) est originaire. En Maori, Matamata veut dire « le cap » ou « le sommet ».

– Quelle est votre spécialité, qu’est ce qui vous rend différent ?
Nous voulons croire que la qualité de notre accueil fait la différence ! Mais nous savons que derrière chaque coffee shop ayant un succès, ce paramètre se retrouve.
Sinon, notre particularité tient dans le fait que, jusqu’à présent, nous faisons tourner régulièrement nos cafés par des torréfacteurs différents, de divers pays… Ainsi, nous faisons découvrir aux gens différentes styles et différents cafés en même temps que les découvrons. Aussi, nous mettons beaucoup de valeur sur le fait de proposer un menu fait maison.

– Quelle a été votre première expérience avec le café ?
GAEL. Ma première expérience??? Sans aucun doute la charlotte chocolat café de ma maman ! lol Concernant le café de spécialité, c’est le café préparé par Gérald les samedis à la Caféothèque.
GERALD. Hummmm les fins de tasses de café de mon père avec PLEIN de sucre.
Sinon en Australie dans un coffee shop.

– Quelle a été votre meilleure expérience avec le café ?
GAEL. Pour moi, le souvenir le plus proche est lorsque nous avions un café Ethiopien Yrgacheffe en voie naturelle pour servir notre espresso à Matamata à l’automne dernier… Quelle claque ! J’ai découvert une autre dimension dans l’espresso… une puissance aromatique sans comparaison….

Les discussions avec les gens, surtout lorsqu’ils n’aiment pas le café de base et qu’après coup1 ils commencent à l’aimer.
Ou encore, je me rappelle de cette jeune femme, qui trouvais son espresso trop acide. Après un changement de température: “oui là j’aime !”

– Vous faites-vous du café à la maison ? Si oui, quelle méthode utilisez-vous ?
GAEL. Oui, uniquement du filtre. J’aime beaucoup la Bodum et sinon l’Aeropress.
GERALD. Essentiellement en Aeropress.

– Comment aimez-vous votre café ? Noir, sucré et avec du lait, glacé, turc / vietnamien… ?
GAEL. En filtre à ce jour, mon extraction préférée est l’Aeropress car il allie la saveur à la practicité (facile et rapide à faire). Mais j’aime également beaucoup le double espresso.
Lorsque je vais dans un coffee shop je commence par un espresso, un ca pi et je termine par le filtre.

– Comment vous qualifieriez-vous en tant que buveur de café (occasionnel, régulier, accro…) ?
GAEL. Régulier mais pas encore accro… enfin je crois !
GERALD. Régulier mais je peux vraiment m’en passer.

– Avez-vous toujours été dans l’industrie du café ? Si non, qu’avez-vous fait avant ?
GAEL. Non. J’ai travaillé pendant 7 ans dans un cabinet en management basé à Paris.
GERALD. Non. Cf question2.

– Avez-vous une passion en dehors du café ?
GAEL. Passion est un bien grand mot mais mes loisirs sont notamment le foot et le vélo…
Gerald: nature (océan), cinéma.

– Quel endroit au monde recommanderiez-vous (café ou pas) ?
GAEL… j’ai peu voyagé… difficile… tous les endroits qui initient des tendances de style de vie… mais je suis convaincu qu’on apprend de chaque culture.
GERALD. nouvelle Zélande (cathédrales Cove) et Colombie les gens sont merveilleux.

– Quel est votre/vos site(s) d’information préféré(s) à propos du café ?
J’aime bien les sites ou applications mobile de certains torréfacteurs.
GERALD. Spruge et le magazine Caféine.

– Que diriez-vous aux gens qui ne s’intéresse pas beaucoup au café malgré le fait qu’ils en boivent ?
GAEL. de rester ouverts et d’attiser leur curiosité car si dans un premier temps la puissance aromatique du café peut surprendre, on finit par admettre la noblesse et richesse de celui-ci… c’est un produit complexe que je compare souvent au vin ou spiritueux… donc je défierai les gens davantage sur leur attitude… il s’agit de rester ouvert à découvrir de nouvelles choses… c’est un style de vie… Mais tout le monde n’a pas les mêmes sensibilités.
GERALD. Venez nous rencontrer avant tout. Lol

Thomas
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Thomas

Thomas Wyngaard Founder at OK Coffee, proud barista at OR Coffee, producer of Extasia radio show on Campus, Brussels.